Avertir le modérateur

07/03/2012

Michel Platini, ce héros chypriote, roumain, danois, slovaque, tchèque, hongrois…

Michel-Platini-UEFA-reelu.jpeg

En réaménageant le système de qualification en Ligue des Champions, Michel Platini ne s’est pas fait que des amis sur le vieux continent. Quelque soit le résultat de l’APOEL Nicosie contre Lyon ce soir, le président de l’UEFA aura réussi son pari.

La qualification de l’APOEL Nicosie pour les 1/8èmes de finale de la Ligue des Champions a surpris beaucoup de monde sur la scène européenne. Qui aurait mis ne serait-ce qu’une pièce sur l’équipe chypriote ? Pas grand monde si ce n’est Michel Platini. En effet, si le club de la capitale est encore en lice dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs, c’est bel et bien grâce au président de l’UEFA.

En 2009, Michel Platini met en place un nouveau système de qualification en Ligue des Champions. Le but de ce réaménagement ? « Faire profiter à tous, » selon l’ancien meneur de jeu français. Depuis cette réforme, au lieu d’affronter les grosses écuries, les « petites équipes » se rencontrent entre elles lors des tours préliminaires de la C1. Ainsi, sur le papier, elles ont plus de chance d’atteindre la phase de poule. Au moment de cette modification du règlement, nombreuses étaient les personnes sceptiques, certains n’hésitaient pas à parler de nivellement par le bas.

Une C1 nettement plus européenne 

Il faut croire que le triple ballon d’or a eu le nez creux en donnant une plus grande chance aux « petites nations du football ». En 3 ans, des équipes comme Debrecen, CFR Cluj, MSK Zilina ou encore Viktoria Plzen ont eu le bonheur de participer à la Champions League. Si certains clubs ne font pas le poids face aux poids lourds européens, d’autres arrivent malgré tout à se frayer un chemin jusqu’en 1/8ème de finale. C’est le cas du FC Copenhague, l’an passé. La qualification des danois avait été l’une des surprises du millésime 2011 de la C1. À l’époque, on parlait plus de réussite que de la réforme Platini. Cette année, la donne est différente avec le passage de l’APOEL Nicosie dans le top 16 européen. Le club chypriote a réussi à s’extirper d’un groupe comprenant le Zenit Saint-Pétersbourg, le Shakhtar Donetsk, et le FC Porto, soit les vainqueurs 2008, 2009, et 2011 de la Ligue Europa. Rien que ça.

Évidemment cette qualification est le fruit du travail de Michel Platini. D’ailleurs le président de l’APOEL Nicosie, Foivos Erotokritou, ne s’y trompe pas. Dans une interview au site de la FIFA, il a déclaré : « C'est Monsieur Platini qui a contribué à tous ces changements pour nous, les petits clubs, d'avoir la chance de participer à la Ligue des champions et gagner des matches. Sans cette réforme, avant ce n'était pas possible. Maintenant oui. Merci Platini ! »

Le président de l’UEFA n’est pas dupe, il sait bien que ces clubs ne pourront jamais décrocher la coupe aux grandes oreilles. Mais à travers ces équipes, il veut montrer qu’il n’y a pas forcément besoin d’un budget de plusieurs centaines de millions pour réussir à se montrer sur la scène européenne. Un exemple parfait à quelques encablures du fair-play financier et au moment où la dette globale des clubs s’élève à plus de 8,4 milliards d’euros.

Benoît Desmidt

Crédit photo : Paris Match 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu